Lundi 18 juillet 1 18 /07 /Juil 16:45

Article de Prévention par: Nessrine. C  

 

Arrêt d'une hémorragie

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L'arrêt d'une hémorragie est un des gestes de premiers secours à prodiguer à une personne victime d'un accident. Après avoir protégé la victime, la première détresse évidente est l'hémorragie externe reconnaissable à un écoulement de sang en dehors du système circulatoire. Le sang sert à transporter l'oxygène vers les organes : en cas d'hémorragie ceux-ci ne sont plus suffisamment perfusés et une perte de sang importante et rapide (par exemple qui imbibe un mouchoir en quelques secondes) peut conduire au décès de la victime par hypoxie ou hypovolémie. Dans tous les cas, le premier geste à effectuer est d'allonger la victime pour plusieurs raisons. En position debout ou assise, le sang est attiré par gravité vers le bas du corps. La position allongée permet d'uniformiser mécaniquement le volume sanguin dans tout le corps et favorise l'irrigation des organes nobles : les poumons, le cœur et le cerveau. D'autre part, un choc hypovolémique important entraîne une hypoxie qui peut être à l'origine d'un malaise voire d'une perte de connaissance. Il convient d'allonger la personne pour éviter un sur-accident. Il est recommandé également de surélever le membre lésé afin de limiter l'afflux sanguin sur la plaie.

Hémorragies internes ou extériorisées

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Dans le cas d'une hémorragie interne, la blessure se trouve à l'intérieur du corps, et le sang s'écoule dans les tissus ou les cavités corporelles, comme par exemple dans la cavité abdominale, les poumons ou la boîte crânienne. On peut ne pas constater cette hémorragie, mais cela se décèlera par des signes extérieurs (collapsus cardio-vasculaire notamment). Cette situation est considérée en premiers secours comme un malaise grave et est à traiter en fonction de l'évolution clinique de la personne. Dans le cas d'une hémorragie extériorisée, le sang s'écoule par un orifice naturel : bouche (crachats, vomissements de sang), oreille, nez, anus, urètre, vagin en dehors de règles. Comme la blessure est cachée (le sang vient de l'intérieur du corps), on ne peut pas intervenir, la seule solution consiste à mettre la victime au repos, à prévenir les secours et à la surveiller en attendant le médecin. Dans le cas de crachats ou de vomissements de sang, on essaiera de les conserver (dans une bassine, un sac plastique) pour les montrer au médecin. On peut proposer des positions de repos (ou « positions d'attente ») particulières dans certains cas (si la victime est consciente) : Pour les crachats de sang, si la victime a du mal à respirer, proposer la position assise (par terre, jambes allongées) ou semi-assise (idem avec le dos incliné en arrière) ; Pour les vomissements de sang, allongée cuisses fléchies (pour diminuer le mal de ventre). Il convient de respecter la position dans laquelle la personne se sent le mieux. On distingue toutefois un cas particulier : le saignement de nez spontané ou faisant suite à un coup modéré sur le nez. Cet incident est fréquent, notamment chez les enfants. Il est conseillé d'adopter cette conduite à tenir : asseoir la personne tête penchée en avant, afin d'éviter que le sang ne coule dans la gorge ou les poumons ; Moucher la narine qui saigne, afin d'évacuer des souillures ou des caillots de sang ; Faire comprimer la narine par la victime pendant une dizaine de minutes afin d'arrêter le saignement. Si le saignement reprend après ce temps, il convient de demander un  Avis médical pour écarter tout risque de fracture ou de traumatisme crânien. 

Hémorragies externes

Une hémorragie externe est provoquée par une lésion cutanée, une rupture d'un vaisseau sanguin, une section d'un membre ou une fracture ouverte. La blessure est visible et l'écoulement de sang massif. Avant d'intervenir directement sur la plaie, il faut observer si celle-ci ne contient pas de corps étranger, comme par exemple des morceaux de verre, des saletés ou un morceau d'une lame. Il n'est pas conseillé d'enlever le corps étranger afin de ne pas risquer d'endommager davantage les tissus En retirant l'objet, ainsi que se blesser soi-même. Dans la mesure du possible un lavage rapide à l'eau claire permet d'éliminer rapidement la plupart des souillures et limite le risque d'infection.

Méthodes

Compression manuelle direct

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En règle générale, il est possible d'appuyer directement sur la plaie avec la main. Cette technique est à proscrire en cas de présence d'un corps étranger dans la plaie ou en cas de fracture. Il convient de se protéger avec des gants pour éviter un accident d'exposition au sang. L'objectif est de juguler l'hémorragie par un appui sur la zone lésée. Si le sauveteur doit se libérer les mains, il peut poser un pansement compressif maintenu par un lien large.

Victime consciente qui s'étouffe

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Le cas est le suivant : la personne a avalé un objet, cet objet empêche totalement le passage de l'air vers les poumons. Si on ne libère pas le passage de l'air, la personne risque de mourir en quelques minutes, sans doute avant l'arrivée des secours. Il existe donc des méthodes de désobstruction des voies aériennes.

Les signes sont les suivants :

_ La personne porte ses mains à sa gorge ;

_ Aucun son ne sort, elle ne peut pas parler ni tousser ;

_ Elle fait des efforts pour respirer, garde la bouche ouverte, mais l'air ne passe pas.

Il faut dans un premier temps donner cinq grandes claques dans le dos Le but est de stimuler la toux qui va éjecter le corps étranger. Pour un adulte ou un enfant de plus d'un an, on penche la personne en avant (pour faciliter l'éjection), on met sa main sur la poitrine de la victime (pour éviter qu'elle ne tombe lorsque l'on donne les coups), et on tape avec le plat de la main entre les omoplates.

Si cette technique est inefficace, il faut alors remplacer la toux. On va venir Comprimer les poumons pour provoquer une surpression qui va déloger l'objet, c'est la méthode d'Heimlich. Pour cela, on se place contre le dos de la victime, on met un poing fermé dos vers le haut sur son ventre, juste au-dessus du nombril, on place son autre main par-dessus le poing et on tire cinq fois vers soi et vers le haut (forme de virgule). Ainsi, on pousse les viscères sous les poumons, ce qui crée la surpression. Si la méthode ne marche pas, on recommence (5 claques dans le dos puis 5 fois la méthode d'Heimlich) jusqu'à la réussite ou l'arrêt respiratoire. Dans ce cas, on regardera s'il est possible d'enlever l'objet. Si cela est impossible, on procédera au bouche à nez + massage cardiaque externe (MCE) Si l'on ne peut pas comprimer le ventre (par exemple sur une femme enceinte ou personne obèse) on comprime la poitrine en appuyant au milieu du sternum (compressions thoraciques similaires à la réanimation cardio-pulmonaire). Sur un enfant, on réalisera la technique avec précaution. Sur un nourrisson (bébé de moins d'un an), les techniques se réalisent comme suit. Pour les claques dans le dos (méthode de Mofenson), on s'assied, on place le bébé à plat-ventre à cheval sur notre avant bras, la main maintenant la tête, on pose l'avant-bras sur notre cuisse, et on donne cinq tapes sur le dos. Si l'objet se Décoince, il faut alors venir le chercher délicatement. Sinon, on retourne le bébé pour le placer sur le dos sur notre autre avant-bras, on place l'avant-bras sur notre cuisse, et l'on appuie cinq fois avec trois doigts sur le sternum (méthode similaire aux compressions thoraciques de la réanimation cardio-pulmonaire). Comme précédemment, si l'objet est décoincé, il faut aller le chercher délicatement, sinon, on recommence (5 tapes dans le dos puis cinq compressions thoraciques) jusqu'à la réussite. Dans tous les cas, on demandera un avis médical (appel au 15), en effet, la personne devra subir un examen médical. Notez que si une personne tousse, elle n'est pas en danger de mort puisque l'air passe. L'objet est coincé mais laisse l'air passer. Tout geste pourrait faire bouger l'objet et il pourrait alors venir empêcher totalement le passage de l'air. Dans ce cas, il faut au contraire ne pas toucher à la personne. On la laisse dans la position qu'elle adopte (le plus souvent assise), on la rassure, on l'encourage à tousser et on prévient les secours. Le mieux est quand même d'éviter que l'accident n'arrive... C'est l'importance de la prévention. Pour les bébés, éviter de laisser traîner de petits objets, attentions aux cacahouètes, n'acheter que des jeux aux normes européennes et adaptés à l'âge du bébé. Pour les adultes, bien couper sa nourriture et la mâcher avant d'avaler.

La victime ne respire pas

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La victime est inconsciente (pas de mouvement, pas de réaction au toucher ni à la parole), et après avoir dégrafé ses vêtements et basculé sa tête, on ne perçoit ni souffle, ni mouvement du ventre ou de la poitrine. Il faut alors chercher le pouls: fémoral (dans l'aine) ou carotidien (dans le cou) Cette situation peut être due à une maladie, à un choc sur la tête, à une intoxication, à un manque d'air ou à une électrocution. Les organes, dont le cerveau et le cœur, ne sont plus alimentés en Oxygène, la victime risque donc de mourir. C'est donc une urgence vitale, il faut immédiatement prévenir les secours, puis pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) afin d'alimenter le cerveau en oxygène. Si la victime ne respire plus mais a un pouls, il faut la ventiler: 15 insufflations d'air par minute (bouche à bouche) Si la victime n'a pas de pouls, il faut la masser: massage cardiaque externe au rythme de 100/min. Si un DAE (DSA ou DEA) est à proximité, allé immédiatement le chercher et l'installer sur la victime.

Malaise

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Un malaise est un « mal à l'aise », une sensation pénible ressentie par la victime (consciente), et qui traduit un mauvais fonctionnement de l'organisme il peut être provisoire ou durable, survenir soudainement ou progressivement. Contrairement aux traumatismes et blessures, on ne peut pas en déterminer la cause. La personne elle-même peut ne pas être consciente de ce malaise, cela se verra alors par des signes extérieurs (déséquilibres, pâleur, tremblements ou gestes mal coordonnés, respiration irrégulière ou spasmodique, discours devenant incohérent, manque de réaction aux stimuli usuels, la personne semblant soudainement "absente"). Le malaise peut avoir comme origine une maladie connue ou ignorée, un accident précédent dont les conséquences ont été négligée, ou une intoxication, voire le début d'un arrêt cardiaque ou un choc d'origine diabétique (ces deux affections ont des conséquences vitales graves si elles ne sont pas traitées rapidement, car la personne n'en a pas toujours conscience). Le malaise peut être la conséquence d'un état de choc qui peut évoluer vers la perte de conscience ou des dysfonctionnements cardio-respiratoires, et s'accompagne souvent de nausée pouvant aller jusqu'au vomissement. Parfois ce  Vomissement provient directement de l'affection (intoxication) ou du traumatisme lié à un accident (saignements ou écoulements d'organes internes). D'autres signes de l'état de choc sont les pertes urinaires, ou l'assèchement de la bouche pouvant indiquer une surventilation (pouvant conduire à de la spasmophilie ou une tachycardie, dangereuse chez certaines personnes) ou une surabondance salivaire (avec risque de noyade si la personne devient inconsciente), et indiquent souvent un traumatisme psychologique difficile à maîtriser par la victime (et il convient de la mettre en sécurité et de rassurer la personne). Suite à un choc, on constate aussi une sudation importante provoquant un refroidissement de la personne qui peut se mettre à greloter, et il faut pouvoir la protéger du froid. La sudation abondante peut aussi, chez les jeunes enfants, provoquer un choc lié à la déshydratation rapide. Chez les personnes trop exposées au soleil ou à la chaleur, la déshydratation est un risque vital pouvant mener à la perte de conscience (notamment chez les nourrissons et personnes âgées, qui n'expriment ou ne ressentent pas correctement la sensation de soif) et une température trop élevée doit conduire à les rafraichir. Si le malaise n'est pas lié à l'ingestion d'un produit, il faut leur mettre de quoi boire sans les forcer (le secouriste en première urgence ne doit rien faire absorber à la personne si elle ne prend pas la décision elle-même, pas même ses propres médicaments même s'ils sont prescrits, cependant on peut l'assister à sa demande si elle est consciente, sauf en cas de suspicion d'intoxication où il vaut mieux ne rien lui laisser boire ou avaler). Mais on pourra sans problème rafraîchir la personne superficiellement avec un linge humide en applications successives en cas de chaleur, ou la couvrir en cas de froid. Si l'état initial de la personne n'est pas inquiétant (la personne est consciente), l'affection cachée peut être grave et entraîner une détresse vitale. La conduite à tenir pour le sauveteur est la suivante : mettre la personne au repos, dans un lieu sécurisé et rassurant, en veillant à la protéger du froid, du vent ou d'une trop forte chaleur, et si possible non exposé directement au lieu de l'accident (notamment s'il y a d'autres victimes) ; Relever les plaintes de la personne (sensations, douleurs) et relever les signes anormaux ; Questionner la personne (ou si elle ne peut pas parler son entourage) sur son état de santé habituel, ses antécédents, les traitements médicamenteux en cours ; Appeler les urgences médicales, même si la victime s'y oppose, et retransmettre les informations collectées ; répondre aux questions du médecin et suivre ses conseils. Rester sur place (tant que cela ne place pas le sauveteur lui-même en danger vital) et surveiller la personne durant toute la durée de son malaise ou jusqu'à l'arrivée des secours, celle-ci pouvant avoir un malaise plus sérieux plus tard, et connaître alors une détresse vitale. Dans une situation d'urgence, il est courant, même pour le sauveteur, d'oublier certains détails ou certains gestes, et il est utile de prendre des notes ou de se faire assister par un ou deux témoins, afin de mieux renseigner les secours. La transmission de l'information sera plus facile et plus précise (ne pas oublier de noter les heures où surviennent certains évènements, ou de début d'un geste d'urgence, et de faire le point sur la personne et l'environnement pendant l'attente, pour savoir ce qu'on a pu oublier, dès que le danger vital immédiat est écarté, en se remémorant les principes de base: prévenir, protéger, alerter, secourir). On demandera aussi à quelques témoins de veiller à la sécurité de l'environnement de la victime jusqu'à l'intervention des secours, et éviter l'attroupement de témoins inutiles et peu rassurants pour elle (d'autant qu'un malaise chez une victime peut la placer dans une situation gênante et difficile psychologiquement, par exemple en cas de chute, de vomissement, de pertes urinaires, ou de nudité partielle, mais aussi en cas de blessure qui impressionnent visiblement et inutilement trop de personnes autour d'elle). La notion de malaise en premiers secours (et d'une manière générale pour le grand public) est plus large que La notion médicale (lipothymie et syncope), elle regroupe des maladies et des traumatismes cachés. Les signes et plaintes seuls ne suffisent pas à déterminer l'origine du malaise, en tant que témoins, sauveteur ou secouriste, on ne peut pas connaître la cause — et on n'en a d'ailleurs pas besoin. La conduite à tenir est donc la même quelle que soit le malaise : interroger, observer, mettre au repos, alerter les urgences médicales.

Agressions et comportements violents

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Pour les victimes d'agression, la priorité passe au secours à la personne, et il est inutile de chercher à rattraper l'agresseur (cela demande une formation spéciale) d'autant que cela peut accroître le risque tant pour la victime que pour les sauveteurs et empêcher les gestes de premier secours. Il peut arriver que la victime ait un comportement incohérent voire violent, on fera en sorte de l'isoler en écartant toutes les autres personnes impliquées dans l'agression et en la plaçant dans un lieu ouvert où elle n'aura pas accès à des armes par destination dangereuses pour elle ou pour les sauveteurs (en extérieur de préférence à un lieu fermé), et on ne répondra pas aux agressions verbales. Rétablir le calme est donc une priorité afin de pouvoir intervenir efficacement. Suite à un traumatisme, le choc psychologique peut conduire à un tel comportement de la victime, et il vaut mieux alors la placer dans une situation où elle a le sentiment de maîtriser la situation sans faire preuve de violence physique (il faut alors être prêt à accepter les agressions verbales sans perdre soi-même son calme). S'il y a eu bagarre ou agression mutuelle, il ne faut appuyer aucun des intervenants, mais les amener à s'isoler en évitant trop de témoins. Il n'est pas nécessaire ni utile de chercher à maîtriser la personne : on n'approchera et ne secourra la personne que si elle y consent et se sent rassurée et en sécurité. Un sauveteur n'est pas un policier et n'a pas à juger la personne ni même ses actes qui ont pu l'amener dans cette situation nécessitant un secours. En l'occurrence, une victime violente est une personne consciente, capable de se sortir elle-même d'une situation de danger, et a priori le risque vital n'est pas avéré si la victime ne se laisse pas approcher. Le travail d'un secouriste dans cette situation est essentiellement de Prévenir, et sera surtout psychologique, et l'élément clé est alors de conserver son calme et adopter une attitude apaisante. Il est beaucoup plus facile d'aider une personne qui se sent en sécurité car isolée des personnes à l'origine de son comportement incohérent. Dans le cas de tentatives de suicide (ou de violence de la victime contre elle-même), le travail est aussi psychologique avant tout et dans le domaine de la prévention du risque, avant même celui du secours. La personne demande d'abord à être écoutée, et doit faire déborder son "trop plein" émotionnel sur quelqu'un, même si le discours semble incohérent ou irraisonné (dans une situation d'émotion débordante, la raison n'a pas sa place, et il est inutile et dangereux de la convaincre qu'elle a tort ou d'appuyer ses raisons). C'est l'écoute patiente qui rétablira son calme et permettra d'intervenir le plus vite en cas de risque vital. Si la personne est armée, on ne tentera pas de l'approcher et surveillera seulement son emplacement pour la maintenir à l'écart et prévenir le risque pour les autres personnes. C'est alors aux secours spécialisés et bien entraînés d'intervenir, et il est essentiel de les prévenir et de bien analyser la situation pour l'expliquer et évaluer les risques. Dans d'autre cas, la violence physique est la conséquence d'une affection dont la personne n'a pas la volonté de nuire, même si elle est encore consciente de son état. Certaines "crises" sont totalement incontrôlées et d'origine somatique, et il est important de prévenir les risques en écartant autant que possible les objets qui pourraient blesser cette personne. Si on n'a pas la force de maîtriser la Personne dans une telle situation de détresse, on peut encore l'assister en empêchant qu'elle se fasse mal, sans forcément avoir à la toucher: les gestes incontrôlés ne durent pas, car la personne se fatigue vite, cependant il faut être prêt à intervenir car les risques cardio-respiratoires sont importants, et la crise peut rapidement se transformer en perte de conscience et en une détresse vitale grave.

Traumatismes physiques 

Fracture :

Une fracture est une rupture d'un os. Les fragments d'os étant coupants, il est impératif de couvrir les plaies éventuelles causées par les fragments, et d'essayer d'immobiliser les membres atteints. Ne bouger la victime que si c'est absolument vital. Si elle est consciente, lui recommander de rester immobile. En particulier, en cas de fracture de la colonne vertébrale, le moindre mouvement peut entraîner une paralysie définitive, voire la mort.

Plaie

Une plaie est une atteinte traumatique de la peau, qui se caractérise par une rupture de la peau (effraction cutanée) : piqûre, déchirure... Il convient de distinguer les plaies graves, qui peuvent atteindre un organe sensible voire entraîner la mort, des plaies simples qui ne nécessitent pas de traitement médical. Dans le cas d'une plaie grave, il faut laisser la victime dans la position dans laquelle elle se sent le mieux et prévenir les secours.

Brûlure

Une brûlure est une atteinte traumatique de la peau, en général due à la chaleur, à un rayonnement (comme les ultraviolets pour les coups de soleil) ou à un produit chimique. Il convient de refroidir la brûlure le plus tôt possible en faisant ruisseler de l'eau froide dessus, par exemple l'eau du robinet. Le jet d'eau doit couler le long de la brûlure et ne pas la heurter. Cette action, inutile après 15 minutes, a une influence considérable sur la guérison si elle est menée dans les premières minutes. Si la brûlure est grave (elle est très étendue, ou bien située près d'un organe sensible, ou encore la peau est partiellement détruite), il faut prévenir les secours.

Dans le cas d'une brûlure chimique, le ruissellement a pour but de laver le produit, il faut faire attention à ne pas contaminer de partie saine. On préviendra systématiquement les secours.

Position d'attente

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Lorsqu'une personne est consciente, elle adopte spontanément la position dans laquelle elle se sent le mieux. Il convient donc de respecter cette position en attendant les secours. Cependant, certaines positions permettent d'améliorer l'état de la victime et peuvent donc lui être proposées, sauf en cas de suspicion d'atteinte des os ou des articulations.  

Ventilation artificielle

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La ventilation artificielle, ou respiration artificielle, regroupe les méthodes de premiers secours et de médecine (anesthésie-réanimation) utilisée pour apporter de l'air ou du dioxygène (O2) aux poumons lorsque la respiration spontanée d'une personne est inefficace ou s'est arrêtée. C'est une des composantes de la réanimation cardiopulmonaire (RCP). L'arrêt de la ventilation peut faire suite à un arrêt cardiaque, à une intoxication, à une noyade... Les compressions thoraciques pratiquées lors de la réanimation cardio-pulmonaire, de par leur effet mécanique sur les poumons, assurent une ventilation minimale. Certaines formations grand public ne mentionnent donc pas le bouche-à-bouche : la réanimation est plus efficace en assurant le bouche-à-bouche et les compressions thoracique si le bouche-à-bouche est bien fait, dans le cadre d'une formation courte, pour des personnes qui ne seront pas soumise à une formation continue, mieux vaut délivrer un message simplifié.

Cas de la ventilation artificielle seule

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Lorsque la ventilation artificielle se pratique seule (non associée à un massage cardiaque), par exemple dans le cas d'une personne qui ne respire pas mais qui Tousse ou bouge lorsque l'on insuffle ou bien lorsque la ventilation spontanée est présente mais trop lente (moins de six ventilations par minute), les insufflations doivent être calmes (la respiration du sauveteur est accélérée du fait du stress et ne constitue pas une référence fiable). Sur un adulte, on pratique 10 à 12 insufflations par minute, soit une toutes les 4 ou 5 secondes ; chez un enfant de mois de 8 ans ou un nourrisson, on pratique 20 insufflations par minute, soit une toutes les 3 secondes. L'arrêt ventilatoire seul est une situation transitoire qui va évoluer soit vers un arrêt cardiaque, soit vers une reprise spontanée de la respiration. Il faut donc contrôler toutes les minutes l'éventuelle reprise d'une ventilation spontanée ; si la victime arrête de réagir aux insufflations, le sauveteur doit associer le massage cardiaque au bouche-à-bouche.

Libération des voies aériennes

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La libération des voies aériennes supérieures (LVA) permet simplement le passage naturel de l'air vers les poumons ; en effet, celui-ci peut être bloqué par un corps étranger (objet, nourriture) ou tout simplement par l'épiglotte (clapet empêchant la nourriture d'entrer dans les poumons), qui s'affaisse en l'absence de tonus musculaire. La libération consiste à : _ desserrer les vêtements de la victime pouvant gêner la respiration (ceinture, bouton du pantalon, cravate, col serré...) _ basculer prudemment la tête de la victime en arrière en élevant le menton vers le haut _ ouvrir la bouche pour l'inspecter visuellement, et éventuellement retirer les objets présents (nourriture, chewing-gum...) avec un ou deux doigts. Si l'air ne passe pas lorsque l'on fait les deux premières insufflations (ni le ventre, ni la poitrine ne se soulèvent quand on souffle), c'est soit que la bascule de tête est mal faite, soit qu'un corps étranger bouche le passage. Dans un premier temps, on réessaie en effectuant soigneusement l'élévation du menton. En cas de nouvel échec, on suppose qu'il y a un corps étranger, il faut alors expulser en pratiquant des compressions thoraciques (similaires au massage cardiaque externe) puis inspecter la bouche pour récupérer le corps étranger.

Le bouche-à-bouche

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Insufflation au bouche-à-bouche. La tête du patient est rejetée en arrière. Le secouriste ferme le nez du patient d'une main, tout en maintenant la bouche du patient ouverte en lui tenant le menton. Le bouche-à-bouche est la technique qui consiste à insuffler de l'air dans la bouche de la victime sans matériel.

L'air est expiré par le sauveteur. Cet air provient d'abord de la trachée et des bronches du sauveteur (air semblable à l'air ambiant, contenant 21 % de dioxygène), ainsi qu'une petite part d'air provenant des poumons et donc appauvri en dioxygène (en fin d'expiration). De fait, l'air insufflé contient environ 16 % de dioxygène.

Pour pratiquer le bouche-à-bouche, le sauveteur se place à côté de la victime, au niveau de son visage. La main la plus proche de la tête se pose sur le front, deux ou trois doigts de la main la plus proche des pieds se placent sur la partie dure du Menton et l'élève vers le haut : ceci libère le passage de l'air. Le pouce et l'index de la main sur le front viennent pincer le nez de la victime, ce qui assure l'étanchéité à cet endroit. Le sauveteur applique sa bouche largement ouverte autour de la bouche de la victime afin de l'englober totalement ; ceci assure l'étanchéité. Puis, le sauveteur souffle progressivement, durant environ deux secondes, et s'arrête lorsqu'il voit la poitrine se soulever. Il se relève alors afin de reprendre sa respiration, en regardant en direction de la poitrine afin de prendre de l'air frais et de surveiller l'expiration, qui se fait toute seule. Il écoute et observe également d'éventuelles réactions de la victime, comme une toux ou une reprise spontanée de la respiration ; dans un tel cas, il convient de refaire le bilan.

Le bouche-à-nez

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Le bouche-à-nez est la technique qui consiste à insuffler de l'air dans le nez de la victime sans matériel. Cette méthode est utile lorsque la victime présente un fracas de la face, ou bien lorsqu'elle a des sécrétions au niveau de la bouche (sang, vomissements...). Pour pratiquer le bouche-à-nez, le sauveteur se place à côté de la victime, au niveau de son visage. La main la plus proche de la tête se pose sur le front, et la paume de la main la plus proche des pieds se place sous le menton et l'élève vers le haut : ceci libère le passage de l'air tout en fermant la mâchoire. Le pouce de cette main se place contre la lèvre inférieure et la plaque contre la lèvre supérieure, assurant ainsi l'étanchéité à cet endroit.

Le sauveteur applique sa bouche largement ouverte autour du nez de la victime afin de l'englober totalement ; ceci assure l'étanchéité. Le reste de la technique est similaire au bouche-à-bouche.

Réanimation cardio-pulmonaire

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La réanimation cardio-pulmonaire (RCP), ou réanimation cardio-respiratoire (RCR) ou en anglais Cardio-pulmonary resuscitation (CPR), est un ensemble de manœuvres destinées à assurer une oxygénation des organes lorsque la circulation sanguine d'une personne s'est arrêtée (arrêt cardio-circulatoire). En effet, lorsque la circulation du sang s'arrête, les organes, dont le cerveau et le cœur lui-même, ne sont plus alimentés en oxygène et commencent à mourir : des lésions cérébrales apparaissent dès la troisième minute, et les chances de survie deviennent quasiment nulles après huit minutes d'arrêt circulatoire1. Le fait d'oxygéner artificiellement le sang et de le faire circuler permet d'éviter ou de ralentir cette dégradation, et donc d'accroître les chances de survie.

Position latérale de sécurité

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Position latérale de sécurité La bouche est tournée vers le bas de façon à ce que le patient ne risque pas d'étouffer dans les fluides corporels ; la tête est en bascule prudente afin de maintenir l'épiglotte ouverte. Les bras et les jambes forment des béquilles de façon à stabiliser la position. Si possible, l'alignement de la colonne vertébrale est maintenu grâce à un coussin ou grâce à la main de la victime

La position latérale de sécurité (ou PLS) est un geste de premiers secours à pratiquer systématiquement lorsque l'on est en présence d'une personne inconsciente, qui respire normalement et qui est décubitus dorsal (couchée sur le dos).

Cette technique sert à maintenir la liberté des voies aériennes supérieures, c'est-à-dire le passage de l'air jusqu'aux poumons. En effet, le risque majeur est que la personne s'étouffe par la fermeture de l'épiglotte (clapet qui empêche normalement les aliments de pénétrer dans les poumons) et le contenu de l'estomac (qui se vide

Lentement, puisque le muscle qui le ferme n'a plus de tonus). Pour ce faire, on place la victime sur le côté, en chien de fusil, en maintenant sa tête en bascule, la bouche dirigée vers le bas ; en langage médical, on parle parfois de décubitus latéral pour signifier que le corps est horizontal et tourné sur le côté.

Cette technique n'est pas une fin en soi mais s'inscrit dans une démarche de premiers secours :

_ Protection

_ Bilan

_ Mise en PLS

_ Alerte aux secours publics

_ Surveillance 

Cas particuliers

Femme enceinte

Une femme enceinte doit toujours être allongée sur le côté gauche, de façon à éviter le risque d'un écrasement de la veine cave inférieure par le fœtus, ce qui peut entraîner la mort de la patiente. Un moyen mnémotechnique est de se dire que la femme est maladroite ("mal à droite") et donc il faut la mettre à gauche.

Victime souple

Dans le cas d'une victime souple, lors de la mise sur le côté par un sauveteur seul, la victime ne tournera pas complètement et le tronc risque de la refaire basculer sur le dos. Pour éviter ceci, il suffit que le sauveteur cale le genou de la victime avec son genou. Il garde ainsi sa main libre pour finir de positionner la victime en PLS.

Victime casquée

Le retrait du casque est une opération délicate qui ne doit être effectuée que par un secouriste formé. Si c'est le cas, alors le casque est retiré avant la mise en PLS. Sinon, la victime peut être tournée en PLS avec son casque. Le constat de l'arrêt de la respiration impose de retirer le casque pour pouvoir effectuer une réanimation cardio-pulmonaire efficace. On enlève le casque uniquement en cas d'urgence. La règle de base est de ne pas retirer le casque d'une victime. En effet, la mobilisation de la tête entrainée par le retrait du casque risque d'aggraver une éventuelle lésion, notamment au niveau des vertèbres cervicales.

Victime assise dans un véhicule

Une victime assise n'est pas allongée sur le dos, le problème de l'encombrement des voies aérienne ne se pose donc pas de la même manière. Dans ce cas-là, on laisse la victime assise dans le véhicule, et on la redresse délicatement sur son siège : le secouriste place une main sous le menton et l'autre derrière la nuque (prise occipito-mentonnière), et ramène la tête en position neutre, dans l'axe du tronc, en exerçant une légère traction ; il garde cette position jusqu'à l'arrivée des secours.

En équipe, dans le cas d'une victime située à l'avant, un secouriste s'assied sur le siège arrière et maintient la tête par une prise latéro-latérale, en appuyant ses avant-bras sur le dossier du siège.

Victime à plat ventre

Dans les textes français entre 2001 et 2007, on considérait qu'une victime à plat ventre ne nécessitait pas de mise en PLS. En effet, la position « sur le ventre » assure de maintenir la liberté des voies aériennes supérieures, il fallait donc juste s'assurer que la victime respirait bien. En 2007, la procédure à changé : une victime inconsciente et allongée sur le ventre doit être tournée sur le dos afin de pouvoir contrôler sa respiration ; puis, le cas échéant, elle est mise en PLS.

Plaie

Plaie grave?

En premiers secours, on distingue les plaies simples, qui nécessitent un simple nettoyage ou une désinfection, et les plaies graves qui nécessitent un avis médical. Mais une plaie grave au sens premiers secours ne l'est pas forcément au sens médical. Par exemple, une plaie par outil est considérée comme grave en premiers secours car il faut en évaluer l'emplacement, la profondeur, les éventuelles répercussions, et ceci doit être fait par un médecin qui jugera lui si la plaie est effectivement grave ou bénigne ; prenons l'exemple d'une plaie par couteau à un doigt, elle sera bénigne si seule la chair est touchée, mais si un tendon est touché ou sectionné, cela nécessitera de la chirurgie au risque de perdre l'usage du doigt ; un écart d'un millimètre sur la position de la plaie peut faire la différence. Les services d'aide médicale d'urgence peuvent donner des consignes utiles sur la conduite à tenir (se rendre chez le médecin généraliste, se rendre aux urgences de l'hôpital ou bien attendre des secours). Il ne faut pas hésiter à contacter les services d'urgence en cas de doute. En premiers secours, une plaie simple est une petite effraction cutanée (petite coupure ou éraflure) superficielle et saignant peu, et qui n'est pas située près de l'œil ou d'un orifice naturel. On parle de plaie grave dès lors qu'un des éléments suivant survient :

Localisation :

_ Près d'un orifice naturel (nez, bouche, oreille, sexe, anus), à l'œil ou à la face (visage, cou) ;

_ Au thorax ;

_ À l'abdomen ;

Aspect :

_ Saignement abondant

_ Déchiquettée

_plaie étendue ou plaies multiples

_ Mécanisme

_ Par projectile

_ Par outil

_ Par morsure

_ Par objet tranchant : couteau, cutter… 

Plaie simple

Une plaie simple est une effraction cutanée (piqûre, coupure, éraflure) peu profonde, située loin des orifices naturels et qui saigne peu. Elle n'est en soi pas grave, mais la peau protège l'intérieur du corps contre les agressions extérieures si elle est abîmée, elle peut laisser passer des germes qui peuvent causer une infection, et notamment provoquer le tétanos (maladie mortelle nécessitant une vaccination).

La conduite à tenir est la suivante :

Se nettoyer les mains soigneusement avec de l'eau et du savon, les sécher avec une serviette propre ; demander à la victime de se nettoyer également les mains : la personne peut être tentée de toucher sa plaie ou bien d'aider au nettoyage de celle-ci ; Nettoyer la plaie avec de l'eau et du savon, ou mieux, avec un antiseptique acheté sur les conseils d'un médecin, d'une infirmière ou d'un pharmacien ; si la personne risque de souiller sa plaie, poser un pansement, sinon laisser à l'air libre ; se laver les mains de nouveau après les soins ; demander si la personne est vaccinée contre le tétanos ; si le dernier rappel date de plus de dix ans, amener la personne chez un médecin pour la vaccination ; donner le conseil suivant : « si dans les jours qui suivent la plaie fait mal, gonfle ou rougit, c'est qu'il se développe une infection ; consultez alors un médecin. » Pour nettoyer la plaie, utiliser un savon neutre (type savon de Marseille) dans un premier temps, puis un antiseptique (on ne désinfecte que ce qui est propre!). N'utiliser qu'un seul produit antiseptique (sinon, il peut y avoir un risque de réaction chimique). Pour le nettoyage avec un antiseptique, on utilise une compresse stérile (les autres intermédiaires risquent de s'effilocher et de laisser des fils dans la plaie). Ces compresses sont dans des emballages individuels ; ouvrir l'emballage au dernier moment (et notamment une fois les mains lavées), et ne la manipuler que pour y verser le produit et nettoyer (le risque étant qu'elle se salisse et apporte la salissure dans la plaie si on la laisse traîner avant utilisation). On prendra soin de ne pas toucher la partie servant à nettoyer afin de ne pas la salir (même si les mains sont propres) ; on peut par exemple saisir les coins de la compresse, soit deux coins opposés, soit les quatre (forme de parachute).

 Si l'on utilise un antiseptique en bouteille, vérifier la date limite d'utilisation. Veiller à bien poser le bouchon à l'envers (côté ouverture vers le haut) afin de ne pas salir la partie en contact avec le produit. Veiller à ce que le bec verseur de la bouteille ne soit en contact avec rien au cours des manipulations (risque de contamination de la bouteille) ; en particulier, mettre la bouteille bien au-dessus de la compresse pour verser le produit. Les mains sont propres (car lavées), il n'en est pas de même pour les gants qui ne sont en général pas conservés de manière stérile. Par ailleurs, le saignement étant peu important, il y a peu de risque de contamination pour le soignant : c'est la compresse qui touche la plaie, pas les mains. Si les mains du

Soignant présentent des plaies, il est préférable de porter des gants pour se protéger d'une contamination (VIH, virus hépatite B, C…).Se laver les mains avant de les enfiler.

Bleu 

Un bleu, ou ecchymose, est un épanchement de sang sous la peau, provoqué par la lésion de vaisseaux sanguins (rupture traumatique des capillaires). Lorsqu'il est consécutif à un petit coup (bagarre, choc), il est bénin. Il ne présente pas de risque particulier, il n'y a rien à faire, il se résorbera tout seul. Pour le confort, on peut poser un glaçon sur le bleu en interposant un linge (ou un essuie-tout) entre la peau et le glaçon, y mettre un pansement alcoolisé (avec de l'alcool à 70° froide), mettre une crème à base d'arnica ou en homéopathie afin de diminuer la douleur.  Notons toutefois que le bleu peut indiquer un traumatisme plus grave, comme par exemple une fracture, qui nécessite d'appeler les secours. Lorsqu'il est situé à la tête, il faut soupçonner un traumatisme crânien et donc surveiller la personne, et appeler les secours (15-18-112) si un des symptômes suivants apparaît vertiges, maux de tête, troubles du comportement (désorientation spatio-temporelle), nausées, vomissements, ou en cas de doute.

Saignement de nez bénin

Le saignement de nez (ou épistaxis) est bénin s'il survient spontanément ou suite à un petit coup sur le nez (ou enfant qui se met les doigts dans le nez). Petit tracas très fréquent chez les enfants, le saignement de nez est très souvent mal pris en charge, ce qui mène à des inquiétudes inutiles. Provoqué par la rupture d'un petit vaisseau de la tache vasculaire nasale (zone très vascularisée de la cloison nasale), il est, dans la grande majorité des cas, bénin chez l'enfant en bonne santé. Rassurer, ne pas s'affoler devant la quantité de sang perdu, qui peut parfois être impressionnante (jusqu'à un volume équivalent à un verre, sans que cela soit grave) ; Faire asseoir la victime, éventuellement par terre s'il n'y a pas de chaise à proximité (la victime peut ressentir une sensation de faiblesse, notamment en raison de la peur)  Moucher le nez, des deux côtés, jusqu'à évacuation des caillots ; Comprimer les ailes du nez fermement à l'aide du pouce et de l'index, et d'un mouchoir si disponible, pendant 10 minutes, en penchant la tête en avant (afin d'éviter que le sang ne coule dans la gorge). Croquer des glaçons, le froid est vasoconstricteur Il convient de Bien attendre les dix minutes (qui vont paraître bien longues…) car c'est le temps que met le sang à coaguler ; si l'on relâche la compression avant, le saignement risque de reprendre, il faudra alors tout recommencer (mouchage et compression). Mettre un petit bout de mouchoir sous la langue, et exercer une légère pression avec la langue sur ce bout de mouchoir; ce qui va se passer c'est que cette partie de la bouche va devenir sèche, le cerveau va concentrer le sang dans cette partie de la bouche pour produire de la salive, l'arrêt du saignement du nez est quasi immédiat. Dans les rares cas où le saignement n'a pas cessé après 10 minutes, consulter un médecin en urgence ; on pourra utilement contacter la régulation médicale pour savoir où se rendre (consultation à domicile, cabinet médical, maison de la médecine, urgences de l'hôpital) en fonction de la gravité de l'affection et de l'affluence dans les établissements (voir épistaxis pour les saignements graves). En cas de récidives fréquentes (liées à une grande fragilité des vaisseaux sanguins de la tache vasculaire), consulter un médecin oto-rhino-laryngologue (ORL) qui pourra proposer une coagulation (électrique) de la tache..

Précautions en cas de blessure à l'œil

L'œil est un organe fragile. Il contient un liquide qui maintient une certaine pression intérieure utile à l'appareil oculaire : soit entre la cornée et le cristallin, soit il maintient la rétine contre la paroi de l'œil. 80 % du globe oculaire est aqueux.

Les principaux traumatismes de l'œil sont :

_ Poussière

_ Contusion

_ Coupure

_ Brûlure.

La réaction à adopter diffère en effet selon ces quatre problèmes. Il faut donc réagir rapidement avec la solution adaptée au dommage.

_ En cas de poussière, il suffit de faire tourner l'œil pour que les larmes endocrinales contribuent avec l'action de la rotation à évacuer la poussière par les conduits naturels, mais une blessure plus importante comme une coupure ou la présence d'un corps étranger fiché dans l'œil condamne définitivement cette solution.

_ En cas de coupure, il faut immobiliser immédiatement la tête en plaquant ses deux mains autour de la tête, tel que le blessé est trouvé, afin d'empêcher tout risque de perte de l'œil. L'œil ne doit plus bouger. Si un objet est fiché dans l'œil ne pas le retirer. Si possible, mettre une sorte d'écran devant les yeux de la victime afin qu'elle ne soit pas tentée de regarder ce qui se passe. Par exemple : demander à quelqu'un d'apposer ses mains ou de tenir un linge devant ses yeux, mais sans aucun contact avec le corps étranger. Rassurer la victime.

_ En cas de brûlure, un lavement à grande eau permet de limiter la propagation de la chaleur, ou de la brûlure chimique.

Mais, à l'exception de la simple poussière, il faut consulter dans les plus brefs délais le service compétent (consultation d'urgence en ophtalmologie ou service des urgences de l'hôpital) ; dans le cas d'une plaie, le transport se fera systématiquement par une équipe de secours. L'attitude la plus raisonnable consiste donc à contacter les secours afin d'avoir un avis médical et de savoir quoi faire.

Piqûre d'insecte

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Une piqûre d'insecte peut être causée lorsqu'un insecte est agité et cherche à se défendre lui-même à travers ses mécanismes de défense, ou lorsqu'il cherche à vider un individu qu'il a mordu. Certains insectes injectent de l'acide méthanoïque, pouvant causer une réaction cutanée immédiate résultant souvent à une rougeur et un gonflement de la zone piquée. Le dard des fourmis de feu, des abeilles, des guêpes et des frelons est souvent douloureux, et peut engendrer une réaction allergique appelée choc anaphylactique pour les patients à risque, et certaines guêpes peuvent avoir une morsure puissante en plus de leur dard. Les piqures de  Moustiques et de puces causent plus souvent une démangeaison qu'une douleur.  La réaction négative de la peau face aux piqûres et morsures d'insectes se termine en général après quelques jours. Cependant, dans certains cas, une réaction locale peut durer plus de deux ans. Ces morsures sont diagnostiquées en tant que lésions cancéreuses ou bénignes

Signes et symptômes

La réaction au dard est divisée en trois types. La réaction normale impliquant une rougeur autour de la zone piquée, un grattage et une douleur. Une réaction locale est causée lorsque la zone piquée est plus large que 5 cm. Les réactions systématiques sont lorsque les symptômes sont causés dans des zones en dehors de celle qui a été piquée

Morsure d'araignée

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Une morsure d'araignée (ou communément piqure d'araignée) est une blessure causée par la morsure des araignées ou autres arachnides liées. Les araignées sont des prédateurs actifs et dépendent fortement de leurs morsures pour paralyser et tuer leur proie avant de les consommer. Depuis que les araignées se soucient de l'efficacité de leurs morsures, ils mordent également par légitime défense tout intrus constituant une menace pour elles (c-à-d. leurs morsures sont un mécanisme de défense naturel). Bien que certaines araignées ne mordent pas les animaux plus grands qu'elles, préférant fuir ou simuler la mort, certaines partageraient plutôt un comportement agressif et feront de même si aucune menace réelle n'existe théoriquement. Seule une petite minorité d'espèces d'araignée possède une chélicère assez forte pour pénétrer la peau humaine. Cependant, en raison de leur fort potentiel de survie, ce sont celles qui sont le plus fréquemment cachées dans les habitations. Environ 98% des morsures infligées par ces espèces sont inoffensives1, mais quelques symptômes peuvent inclure des blessures nécrosées, une toxicité systémique et, dans certains cas, la mort. Dans la plupart des cas de morsure, le venin de l'araignée est principalement ciblé, et celle-ci peut transmettre de graves maladies infectieuses. Les araignées considérées comme dangereuses possèdent un venin potentiellement toxique pour les humains, dont plusieurs quantités peuvent être transmises en seulement une morsure.

Signes et symptômes

La douleur de morsure non-venimeuse d'araignées durent typiquement entre 5 et 60 minutes alors que les morsures venimeuses d'araignées durent fréquemment plus de 24 heures. Le risque d'une infection due à une morsure d'araignée est bas (0,9%) 

Méthode de Mofenson

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La méthode de Mofenson est une technique de désobstruction des voies aériennes sur le nourrisson. Elle est utilisée lorsqu'un objet est coincé dans la gorge du nourrisson et l'empêche totalement de respirer (on n'entend aucun son ni cri ou pleur). On s'assied. On place le bébé à plat-ventre à califourchon sur notre avant-bras, en maintenant sa tête avec notre main. On place notre avant-bras sur notre cuisse, en reculant le pied afin que le bébé ait sa tête plus basse que son corps — ceci facilite la sortie de l'objet. Puis, on donne des claques sur le dos, entre les omoplates, avec le plat de la main ouverte. Si la méthode marche, il faut aller récupérer l'objet délicatement dans la bouche du bébé. Si la méthode est inefficace après cinq claques, il faudra essayer une autre méthode, les compressions thoraciques.

Méthode de Heimlich

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La méthode de Heimlich est une méthode de désobstruction des voies respiratoires sur l'adulte et l'enfant de plus d'un an. Elle a été inventée par Henry J. Heimlich en 1974 La méthode d'Heimlich sert à déloger un objet coincé dans la gorge et qui empêche une personne de respirer. Elle est totalement inefficace si l'air passe, notamment si la personne tousse. Elle est même dans ce cas dangereuse, risquant de mobiliser le corps étranger et de le rendre obstructif, provoquant de ce fait l'asphyxie redoutée. Elle doit donc être réalisée impérativement et exclusivement si un corps étranger inhalé met la victime en état d'asphyxie, c'est-à-dire que la circulation de l'air est totalement interrompue, et qu'elle ne peut plus tousser — aucun son ne doit sortir de la bouche de la victime. La personne doit être debout ou assise.

La méthode consiste à comprimer les poumons par le bas, la surpression ainsi créée déloge l'objet coincé. Pour cela, on se place derrière la victime, un pied entre les 2 pieds de la victime. On met un poing fermé dos vers le haut dans le creux de l'estomac, au-dessus du nombril et sous les côtes. On place l'autre main par-dessus le poing, et on écarte bien les avant-bras. Puis, on exerce des tractions violentes vers soi et vers le haut, afin de pousser les viscères sous les poumons (mouvements en « J »). Si l'on ne peut pas appuyer sur le ventre (par exemple sur une femme enceinte ou une personne obèse), alors on se met dans la même position que pour la méthode d'Heimlich (derrière la victime, dos de la victime plaqué sur le torse du sauveteur), mais on place les mains sur le milieu du sternum et on applique des compressions thoraciques. Sur un enfant de plus d'un an, on pratiquera cette méthode avec précaution. Sur un nourrisson, on utilisera la méthode de Mofenson. La manœuvre de Heimlich peut être pratiquée par la victime elle-même si elle se trouve seule, avec une efficacité moindre. Le déroulement est identique, il consiste à placer son poing dans le creux de l'estomac et à l'empaumer de l'autre main, puis à réaliser des pressions vers l'arrière et en haut. La manœuvre de Heimlich reproduit par un intervenant extérieur le mécanisme de la toux. La toux consiste à bloquer la circulation de l'air dans les voies aériennes par fermeture volontaire de la glotte, puis à augmenter la pression intra-thoracique par contraction des muscles respiratoires. Il s'ensuit un relâchement brutal de l'obstruction, qui permet une expulsion de l'air à haute vitesse, entrainant avec lui les éléments éventuellement présents dans les voies aériennes. Dans la manœuvre de Heimlich, l'obstruction des voies aériennes est la conséquence du corps étranger. La pression brutale du secouriste est appliquée sur les organes intra-abdominaux, qui la transmettent à l'étage thoracique par l'intermédiaire du diaphragme, ce qui augmente la pression de l'air dans les voies aériennes. Quand cette pression est suffisamment élevée, elle déploie une énergie supérieure aux forces de frottement qui maintiennent l'obstacle en place dans le conduit, permettant sa mobilisation et idéalement son expulsion.

Victime allongée

La méthode de Heimlich n'est plus utilisée sur une victime allongée. Dans le cas d'une personne trouvée allongée et qui ne respire pas, ce qui est le cas d'une personne allongée qui s'est étouffée, le geste approprié est la réanimation cardio-pulmonaire. Les compressions thoraciques qui en font partie ont un effet similaire à la méthode de Heimlich

Maintien de tête

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Le maintien de tête est l'opération qui consiste à empêcher les mouvements du cou, afin de ne pas aggraver un traumatisme supposé des vertèbres cervicales. Le sauveteur doit être lui-même dans une position stable et confortable, qu'il doit envisager tenir plusieurs minutes, voire dizaines de minutes.

Victime allongée  Si la victime est allongée, le sauveteur se place à genou, derrière la tête, dans l'axe de la victime et regardant vers les pieds de la victime ; il pose ses avant-bras sur ses cuisses. Le maintien de la tête se fait normalement avec la prise dite « latéro-latérale » : les mains du sauveteur maintiennent les côtés de la tête fermement mais sans appuyer, et sans couvrir les oreilles afin que la victime puisse entendre ce qu'on lui dit.

Ponctuellement, on peut utiliser la prise dite « occipito-mentonière », par exemple

Pour relayer le sauveteur :

_ le sauveteur 1 tient la tête avec une prise latéro-latérale ;

_ le sauveteur 2 se place sur le côté et effectue une prise occipito-mentonnière ;

_ le sauveteur 1 lâche prise et s'en va ;

_ Le sauveteur 3 se place à la tête, dans l'axe de la victime, et effectue une prise latéro-latérale ; _ le sauveteur 2 lâche prise et s'en va ;

_ Pour certaines manœuvres comme la mise en PLS ou le relevage.

Crampe

Une crampe est une contracture violente, involontaire, passagère et douloureuse, visible et palpable, d'un muscle ou d'un faisceau musculaire. La crampe entraîne une impotence totale au niveau du groupe musculaire atteint. Elle débute brutalement et elle est brève (quelques minutes). Elle survient au repos, souvent pendant le sommeil, mais également après contraction volontaire d'un muscle déjà en position de raccourcissement maximal. Elle cède le plus souvent progressivement en étirant le muscle considéré. Les crampes dites « essentielles » sont bénignes et plus fréquentes chez le sportif, la femme enceinte, après l'orgasme, et chez les personnes âgées. Elles sont sans gravité, mais des douleurs résiduelles peuvent parfois persister ensuite.

Étiologies

On distingue:

_ Des crampes essentielles (liées à l'exercice, personnes âgées, femmes enceintes)

_ Des crampes secondaires

_ Fatigue musculaire  

_ Déshydratation

_ Apport insuffisant en chlorure de sodium (sel de table) ;

_ Excès d'électricité statique. L'électricité statique n'est pas une cause de la crampe, mais la cause de son déclenchement. Le déclenchement de la crampe est en effet rendu possible par une impulsion électrique du corps. Et un excès d'électricité statique provoque cette impulsion.

_ Trop de sucre

Causes des crampes    

_ Myopathies, myotonie atrophique ;

Radiculonévrite, polynévrite, sclérose latérale amyotrophique ;

Pathologies surrénaliennes, thyroïdiennes ou parathyroïdiennes ;

_ Hypoglycémie, troubles hydroélectrolytiques, notamment hypokaliémie, insuffisance rénale, alcool ;

_ Chaleur excessive, avec au maximum le coup de chaleur ;

_ Elle peut être le signe précurseur d'une rhabdomyolyse ;

_ Les médicaments : fibrates, statines, certains bêta-bloquants, bétamimétiques, bromocriptine, corticoïdes, diurétiques, laxatifs, nifédipine, pénicillamine, strontium, tolcapone, aliments enrichis en phytostérols et phytostanols.

Signes et symptômes

_ Douleur vive et soudaine

_ Spasme musculaire Se situe souvent au niveau des fléchisseurs des bras ou des jambes (ex : crampe des gastrocnémiens, des fléchisseurs du pied)

Traitements

Dans la majorité des cas une crampe peut être évitée ou neutralisée par un rééquilibrage de l'équilibre osmotique (notamment du sodium), c'est-à-dire une ingestion d'eau salée.

Pour les crampes essentielles, c’est-à-dire sans cause décelable :

Pour remédier à une crampe, il est de coutume d'étendre le muscle en question, sur un sol froid de préférence ; c'est l'étirement passif. Il est conseillé de pratiquer des exercices d'étirement pendant la journée (par exemple : se tenir debout face à un mur situé à un mètre et se pencher en avant pour faire reposer les mains au mur sans décoller les talons du sol). Hydratation et échauffement avant les efforts (par exemple : pour les sportifs).

Pour les crampes dues à la chaleur, le principe est l'ingestion d'eau salée (1/2 cuillère à café/litre), techniques de refroidissement. Chez les Thaï, la réduction des crampes des jambes dues au nerf sciatique est obtenue de manière très efficace et rapide par une double compression (assez douloureuse voire insupportable) sur les deux branches de la sciatique au point de passage externe vers l'interne de la fesse juste sur l'os du bassin. La localisation du point est facile à identifier par simple pression du doigt là où cela fait le plus mal sur le haut central de la fesse contre le rebord inférieur du bassin (si ce n'est pas douloureux, le sciatique n'est pas en cause). L'opération de compression peut être faite soi-même en prenant appui sur l'angle d'un meuble et en serrant les dents pour faire une forte compression du point douloureux pendant une dizaine de secondes dans le sens bas vers le haut comme pour remonter le sciatique, puis passez au suivant, en général c'est symétrique. Si le résultat est probant (absence de crampes pendant une semaine ou plus, l'opération peut être renouvelée dès l'apparition de la première petite crampe du mollet ou du pied. Il est conseillé le masser la partie ou il y a eu la crampe, comme le talon ou toute autre partie. Les médicaments ayant obtenu une AMM pour le traitement des crampes sont à base de quinine, avec une efficacité démontrée1. La balance bénéfice-risque est cependant défavorable pour justifier son utilisation systématique dans l'indication de la crampe Essentielle qui est un symptôme bénin2. Pour mémoire, quelques (très) rares effets indésirables atteignant des cas isolés : thrombopénies, anémies hémolytiques, pancytopénies, CIVD, acouphènes, réactions anaphylactiques, hypoglycémies, atteintes hépatiques.

Prévention des crampes

Les crampes musculaires peuvent être prévenues par de simples gestes :

S'échauffer avant de pratiquer l'exercice physique

Pratiquer dans des lieux surs (surface planes, gymnase ...)

Bien s'hydrater avant la pratique du sport

Etre suivi par un professionnel du sport et/ou médecin

 

 

Par Des Causes et des Idées - Publié dans : Causes Humanitaires
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